Pandémie, guerre en Ukraine, pénuries de semi-conducteurs… Chaque crise a mis en lumière la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Changement de mindset. Nous sommes passés d’une logique de connaissance directe des fournisseurs à une nécessité de traçabilité multi-niveaux. Il faut désormais connaître le fournisseur de son fournisseur, cartographier les risques en profondeur.
Cette approche transforme le métier d’acheteur en véritable gestionnaire de risques stratégiques, bien loin de l’image traditionnelle du simple négociateur de prix.
Nous devons arrêter de considérer le service Achat comme un simple centre de coûts. C’est un moteur stratégique de l’entreprise, permettant de faire face aux nouvelles réalités économiques et écologiques.
Une pénurie de talents qui révèle une nouvelle posture : faire plus avec moins de ressources
La crise des compétences qui touche l’Europe redonne paradoxalement de la visibilité au département Procurement. Les entreprises réalisent que bien acheter peut permettre d’économiser des millions. Cette fonction sort enfin de l’ombre.
Cette reconnaissance s’accompagne d’une pression : faire plus avec moins de ressources, tout en intégrant de nouveaux critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) complexes.
L’empreinte écologique, le critère incontournable
Le rôle des équipes d’approvisionnement dépasse la simple négociation commerciale et la recherche du meilleur produit au meilleur prix. Il a désormais pour responsabilité de vérifier l’empreinte écologique de toute la chaîne de production.
Un exemple concret illustre cette problématique. Des éoliennes en mer du Nord – symbole de l’énergie verte – sont produites à partir de tonnes de fonte qui provenaient d’usines chinoises alimentées au charbon. Une incohérence environnementale flagrante !
Publié le 16 octobre 2025 par Décision-Achats.fr
